Thèses et post-doctorats passés

Dans sa thèse (soutenance déc. 2012, collaborations : LPMM – Université Paul Verlaine, Metz, et Institut de Soudure), Amar Guedoiri s’est intéressé à la modélisation et la simulation numérique du procédé d’assemblage par malaxage (Friction Stir Welding). Un premier modèle a été développé sous le logiciel FLUENT dans le cadre de la thèse d’Olivier Lorrain. Ce modèle permet de reproduire de manière satisfaisante les caractéristiques principales de l’écoulement de la matière au voisinage de l’outil et de déterminer les zones de défauts grâce à l’analyse du champ des vitesses. Confronté avec l’expérience dans le cas du soudage d’aluminium de la série 7XXX et de tôles de 4 mm d’épaisseur, nous cherchons maintenant à étendre la modélisation et la simulation numérique à d’autres classes d’aluminium et de matériaux et à d’autres épaisseurs.

La  thèse de Ngoc Lam Phung (allocation de thèse du Ministère, 2008-2012) entrait dans le cadre de l'ANR DISFAT. Des essais de fatigue ont été menés à une fréquence de 20kHz sur des échantillons de cuivres et de laitons monophasés. Une grande part de la thèse a été consacrée à la mise en place de méthodes de caractérisation de la rugosité et de l’échauffement du matériau au cours de la sollicitation. Le rôle des anisotropies élastique et plastique sur l’évolution de cette rugosité et le lien avec l’échauffement ont été analysés.

Durant son post-doctorat (2011-2012), et dans le cadre du projet ANR MANTLE RHEOLOGY, Fabrice Detrez a adapté les méthodes d'homogénéisation en champs moyens pour modéliser le comportement viscoplastique des minéraux du manteau terrestre superieur, qui sont caractérisés par une très forte anisotropie. Les travaux portaient notamment sur l'effet de la montée des dislocations sur le comportement effectif, ainsi que sur le caractère multiphasé et partiellement fondu de ces matériaux. A l'issu de son post-doctorat, Fabrice a obtenu un poste de Maitre de Conférence à l'Univ. Paris Est.

Dans le cadre de l'ANR ELVIS, la thèse de Fanny Grennerat (2009-2011), réalisée pour grande part au Laboratoire de Glaciologie (Grenoble), a consisté à caractériser le comportement élasto-viscoplastique de la glace. Des essais de fluage avec sauts de contraintes ont été réalisés sur des éprouvettes à microstructure 2-D. Un accent particulier a été porté sur la caractérisation des hétérogénéités intragranulaires de déformation par une technique de corrélation d'images. L'interprétation des données est réalisée à l'aide d'une modélisation micromécanique pleins champs. A l'issu de sa thèse, Fanny a obtenu un poste d'ATER à l'Université de Grenoble, puis un post-doctorat a l'ESRF de Grenoble.

Dans le cadre du projet ANR ELVIS, Quoc Huy Vu a effectué un post-doctorat (2010-2011) partagé entre les laboratoires LPMTM et PIMM. Il a travaillé sur l'homogénéisation des polycristaux élasto-viscoplastiques. Ce travail a débouché sur une formulation à variable interne, qui reproduit parfaitement les résultats numériques obtenus par FFT, dans le cas de polycristaux viscoélastiques linéaires. A l'issu de son post-doctorat, Quov Huy  Vu a obtenu un CDI au centre de recherche de Lafarge.

Johann Petit a effectué un post-doctorat au PIMM (en collaboration avec l'UR Navier) dans le cadre du projet POEM  (POlycristal à l'Echelle du Micron, 2010-2011) financé par la Fédération Francilienne de Mécanique (F2Mmsp). Il a travaillé sur l'exploitation des clichés de Laue obtenus par microdiffraction en rayonnement synchrotron, à l'aide d'une technique de corrélation d'images numériques (DIC). La nouvelle méthode (Laue-DIC) permet de réaliser, dans le cas d'un cristal de Si, des mesures de contraintes avec une précision de l'ordre du MPa lors de déformations in-situ, et une résolution spatiale (sub)micrométrique. Johann Petit a obtenu un poste de Maitre de Conférence à l'université Paris Ouest (Nanterre).

La thèse de Christophe le Bourlot (2008-2012, collaboration avec le LPMTM), visait à développer une méthode permettant de fournir une estimation réaliste des incertitudes issues des mesures de diffraction X de laboratoire. Il s’agissait d’analyser les aberrations optiques des diffractomètres par des calculs de type « Ray Tracing » confrontés à l’expérience, puis de corriger de manière adéquate les mesures brutes de ces aberrations. L’application a porté notamment sur l’analyse de l’élargissement des pics de Bragg, où on montre par exemple une diminution des hétérogénéités de déformations élastiques lors de la mise en charge macroscopique de l'éprouvette, résultant d'un couplage entre les contraintes résiduelles issues du processus d'élaboration du matériau, et la contrainte appliquée. A l'issu de sa thèse, Christophe est a obtenu un post-doctorat dans le groupe de H. Van Swygenhoven (PSI, Suisse).